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COMMENT UTILISER UNE AEROGOMMEUSE

Le procédé d’aérogommage

Le procédé d’aérogommage fait généralement appel à une cuve qui contient l’abrasif. La mise sous pression de cette cuve permettra d’injecter l’abrasif dans le flux d’air chargé de véhiculer l’abrasif jusqu’à la buse de gommage à travers le tuyau de sablage.

Les abrasifs utilisés en aérogommage se voudront aussi naturels et écologiques que possible. Ils contiendront, selon la réglementation moins de 5 % de silice libre dangereuse pour les poumons. Des produits biodégradables comme le bicarbonate de sodium seront notamment utilisés pour dégraisser en douceur ou décaper des surfaces très fragiles ou que l’on ne souhaite pas altérer.

Si l’aérogommage peut aussi travailler à des pressions équivalentes au sablage, sa vocation première est de préserver les surfaces traitées par l’utilisation de pressions basses qui, seules, garantiront un nettoyage en douceur.

décapage métal par aérogommage.

 Les avantages de la technique d’aérogommage

L’aérogommage présente l’avantage de ne pas être nocif pour l’opérateur tout en respectant les surfaces travaillées. Ce procédé offre aussi l’avantage de limiter les opérations de ponçage et autres préparations des surfaces.

En résumé, l’aerogommage est un procédé de nettoyage et décapage très efficace et peu agressif pour le traitement de nombreux types de surfaces telles : la pierre, le métal, le bois… Il faudra idéalement que les-dites surfaces présentent une dureté supérieure aux revêtement à éliminer (vernis, peintures, lasures…). La capacité des abrasifs fins à atteindre les plus infimes aspérités fait très souvent de l’aérogommage un outil de finition.

Matériels nécessaires a l’aérogommage

La pratique de l’aérogommage fait appel à des équipements spécifiques :

L’aérogommeuse, cœur du dispositif, permettra de projeter le mélange d’air comprimé et d’abrasif sur la surface à décaper ou nettoyer. Le type d’abrasif
et la pression de projection, dite « pression de travail » devront être adaptés à la nature des matériaux (supports et revêtements) à décaper. Ainsi un matériau dur et/ou épais fera généralement appel à des abrasifs de dureté élevées et granulométrie importante. On trouve sur le marché différents types d’aérogommeuse allant des outils de bricolage pour le particulier aux machines professionnelles beaucoup plus élaborées.

Aerogommeuse AMN

Aerogommeuse AMN Probanet

 

Une aérogommeuse professionnelle se compose généralement de :

  • Une cuve qui recevra l’abrasif et dont le volume définira l’autonomie. La partie supérieure de cette de cuve présente habituellement une sorte « d’entonnoir » permettant le remplissage.
  • Une vanne de dosage d’abrasif à réglage fin équipera le bas de la cuve d’aérogommage. Elle devra permettre le réglage précis du débit d’abrasif pour en éviter la surconsommation tout en assurant un flux continu. Sur les modèles professionnels haut de gamme, une vanne secondaire dite de « débourrage rapide » facilite les opérations de décolmatage.
  • Un filtre séparateur d’eau présent à l’arrivée d’air comprimé de l’aérogommeuse servira à débarrasser l’air comprimé de l’humidité qu’il peut contenir. L’air suffisamment asséché évitera les problèmes de bourrages et colmatages dus à la présence de particules d’eau dans l’air comprimé.
  • Un régulateur de pression de travail pour définir avec précision la vitesse de projection de l’abrasif afin de s’adapter aux différents supports à traiter.
  • La vanne d’échapement rapide autorisera la décompression de la cuve à la fin d’une phase de travail ou pour permettre le remplissage de la cuve.
  • Un vibreur pneumatique est souvent présent sur les machines d’aérogommage professionnelles. Il a pour fonction de fluidifier l’écoulement d’abrasif en imprimant à la cuve des vibrations dont on peut régler la fréquence.
  • Une lance composée du tuyau de sablage, des tuyaux de commandes pneumatiques, de la poignée de commande à distance ou d’un pistolet et de la buse de gommage vissée sur le porte-buse ou le pistolet. C’est à travers cette lance que l’air comprimé, à la pression désirée, entraînera l’abrasif jusqu’à la buse puis sur le support à traiter.

Le compresseur d’air, souvent l’unique source d’énergie, sera défini par sa puissance et surtout le débit d’air qu’il est susceptible de délivrer à l’aérogommeuse. De ce débit d’air dépendra le rendement de l’aérogommeuse. Il est donc essentiel de disposer d’un débit d’air important s’il on veut avoir un rendement qui réduit les temps d’intervention. En effet, les professionnels le savent, dans les métiers de l’aérogommage c’est avant tout du temps passé qui est facturé. Plus ce temps sera court plus les devis seront attractifs.

Le refroidisseur d’air pneumatique ou aéroréfrigérant, appareil indispensable, sera monté entre l’aérogommeuse et le compresseur avec la double mission de :

  • Diminuer l’écart de température entre la cuve de l’aérogommeuse et l’air comprimé (chaud) afin d’éviter la formation de condensation au sein de la cuve. Cette tâche est accomplie par le radiateur équipé d’un ventilateur qui composent le refroidisseur d’air.
  • Assécher l’air refroidi par le filtre séparateur d’eau présent à la sortie de l’appareil.

L’abrasif en grains ou poudre fine dont les caractéristiques de dureté, granulométrie ou propriétés chimiques devront correspondre aux différents supports et au résultat attendu.

Les différents abrasifs d’aérogommage disponibles sur le marché permettent de s’adapter aux tâches et environnements divers qui font appel à ce procédé : bâtiment, métallurgie, ébénisterie, nautisme, mécanique etc… Vous retrouverez sur notre site à la rubrique « abrasifs de gommage » une présentation commentée des principaux granulats couramment utilisés. La dureté des abrasifs est définie sur une échelle à 10 niveaux (1 à 10) appelée « Echelle de Mohs ».

Les protections individuelles sont indispensables à la pratique sécurisée de l’aérogommage. Une combinaison de travail étanche à la poussière et résistante à l’abrasion et vivement recommandée tandis qu’une protection faciale intégrale de type casque ou masque, idéalement ventilée, s’avère indispensable pour la protection oculaire et respiratoire. La protection corporelle pourra se compléter de gants de sablage et de chaussures de sécurité.

Utilisation d’une aérogommeuse

1. Mise en place du matériel d’aérogommage.

Il est important de placer les différents équipements de manière cohérente par rapport à la configuration du chantier, de son environnement et des conditions climatiques. Il faudra, par exemple, veiller à ce que le compresseur soit hors poussière en définissant, l’orientation du vent. Les prévisions météos peuvent aussi imposer de prévoir un abri pour, l’aérogommeuse et la réserve d’abrasif. Tous les appareils devront être stables, roues freinées le cas échéant.

On pourra ensuite procéder au raccordement des appareils entre eux. Le compresseur que l’on aura précédemment mis en route, purgé par l’ouverture d’une des vannes de sorties et éteint, sera relié au refroidisseur d’air en respectant l’orientation de ce dernier qui lui-même sera relié à l’aérogommeuse par les tuyaux d’air comprimé. Une fois la lance d’aérogommage et les commandes pneumatiques branchées sur la machine il ne restera à l’opérateur qu’à vêtir ses équipements de protection individuelle.

aérogommage d'un chalet en bois

2. Mise en route et réglage de l’aérogommeuse

Avant de redémarrer le compresseur, vérifier que la vanne d’alimentation en air de la machine d’aérogommage est fermée. Démarrer le compresseur selon les recommandations du constructeur (vanne ouverte ou non). Vérifier le bon fonctionnement du système de traitement d’air avant d’alimenter la machine en ouvrant la vanne prévue à cet effet. En début de chantier, surtout le matin, fermer la vanne de dosage d’abrasif et faire fonctionner l’aérogommeuse durant une à deux minutes afin d’éliminer la condensation qui pourrait être présente dans les conduites d’air et le tuyau de sablage.

Ensuite, dans le cas d’une vanne de dosage manuelle, régler le débit d’abrasif à basse pression (1,5 à 2 bars). Les vannes de dosage à réglage continu permettent un meilleur ajustement du débit d’abrasif que les vannes à trous calibrés. Le bon réglage consiste à obtenir un flux d’abrasif suffisant pour offrir un bon avancement sans être en surconsommation.

Les abrasifs de granulométrie importante nécessiteront une plus grande ouverture de la vanne de dosage et verront la consommation au horaire augmenter. Le réglage se fera sur une surface permettant de bien observer la couverture de la zone de décapage par l’abrasif. Un manque d’abrasif ralentira le travail tandis que l’excès d’abrasif produira une surconsommation tout aussi indésirable financièrement que par l’accroissement du temps de nettoyage de fin de chantier.

3. Aérogommage d’une surface

Une fois le réglage du débit de granulat réalisé, le travail d’aérogommage peut être lancé en actionnant la poignée de commande à distance aussi appelée « poignée homme-mort ». En effet, cette poignée doit être équipée d’un dispositif d’arrêt automatique de la machine lorsque la poignée est relâchée. Ainsi un opérateur subissant un malaise ne risque pas de lésions graves occasionnées par une machine qui continuerait à fonctionner.

Il convient maintenant à l’opérateur d’adapter sa pression de travail au support à traiter en utilisant le régulateur de pression de travail présent sur l’aérogommeuse. En cas de doute sur la nature du support, la seule règle à respecter est de commencer le travail à basse pression et d’augmenter progressivement la pression en surveillant le support. La pression idéale sera la pression la plus élevée permettant de décaper le support sans l’altérer. Un bon gommage doit laisser une surface unie sans trace. Pour cela, la buse doit être tenue de 15 à 20 cm du support à décaper. Si l’on éloigne la buse du support pour élargir la surface de travail il peut être nécessaire d’augmenter légèrement le débit d’abrasif pour mieux couvrir la surface. Pour diminuer les risques de colmatage, il est impératif de purger régulièrement le radiateur du refroidisseur d’air et son filtre séparateur d’eau. Nous recommandons de laisser un petit filet d’air s’échapper de ce filtre séparateur ainsi que de celui présent sur l’aérogommeuse pour que l’eau récupérée s’évacue au fur et à mesure.

A la fin des travaux, avant d’arrêter l’aérogommeuse, fermer la vanne de dosage d’abrasif et appuyer sur la poignée de commande à distance afin de purger le tuyau de sablage pour éviter que la condensation colmate ce dernier pendant le stockage de la machine. A l’aide d’une souflette souvent fournie avec l’aérogommeuse nettoyer la machine et souffler le radiateur du refroidisseur d’air et, si besoin le compresseur. Fermer la vanne d’arrivée d’air de la machine, purger le refroidisseur d’air et éteindre le compresseur selon les recommandations du fabricant.

Attendre la décompression totale du système avant de débrancher les tuyaux d’air et la lance.

Toujours stocker le matériel et les abrasifs dans un endroit sec et ventilé.

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